Sommaire du blog

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Sommaire du blog

Ne postez pas de commentaire sur cet article SVP
Ils seraient supprimés lors de la mise à jour du blog.

Page 1Conditionnelle et rétention de surêté.
Page 1-La faim justifie les moyens
Page 1-Aliénation et Traçabilité
Page 1-Doit-on laisser faire?

Page 1-Gershwin Slam.

Page 2-Cathodique pratiquant.

Page 2-"Libération" L'Etat jugé coupable de l'état de ses prisons.

Page 2-1793

Page 2-Prière pour un monde meilleur.

Page 2-Poésie à mes Amis

Page 2-Spoken word, Debout !

Page 2-Lettre de Catherine a Monsieur Claude D'Harcourt, Directeur de l'administration pénitentiaire.

Page 2-Référé déposé par l'OIP au tribunal pour Cyril Khider.

Page 3-Ma chère Maman.

Page 3-Lettre de Delphine Boesel,avocate de Cyril Khider,a Madame la Juge d'application des peines.

Page 3Lettre a la direction régionale de Paris.

Page 3 -SLAM:Pétain express.

Page 3-Le rat des tèces et le rat des bourgs.

Page 3-SLAM :Accro et à Cran.

Page 3-SLAM :Protocole de Kyoto ou proctologue de catho ?

Page 3-SLAM :Pompe Afrique.

Page 4-SLAM :Le chemin des lumiéres.

Page 4-SLAM : Le sablier des captifs.

Page 4-Couleur métisse.

Page 4-Cyril et « Histoires de parloir » (dédié à mes deux garçons).

Page 4-La prison tue !

Page 5-Akli D à l'émission « Survivre au sida » aux cotés de Catherine, Reda, Achène et les autres.

Page 5-Lettre de Delphine Boesel avocate de Cyril Khider.

Page 5-L'hydre à la mort.

Page 5-Communiqué de L'OIP 14/01/2008

Page 5-Catherine au Slam United V le 13/01/2008

Page 6-Dates de diffusion du documentaire "Tous coupables"

Page 6-Le label (mondialiste) et le clochard

Page 6-Tous coupables

Page 6-Soirée Slam "Expression libre" Catherine au MIC

Page 6-Catherine au micro de Radio Libertaire « Slam pour dénoncer »

Page 7-Soirée slam avec l'association "Expression libre

Page 7-SLAM: "Urban chronique".

Page 7-Expression libre

Page 7-Lettre à mon fils Christophe

Page 7-Maman je ne veux pas crever ici !

Page 8-Plus jamais ça !

Page 8-La Sénatrice Alima Boumediene-Thiery saisit la CNDS

Page 8-Demande de saisine de la CNDS a Mme Boumediene, sénatrice de Paris.

Page 8-Demande d'intervention urgente à l'attention du Médecin Inspecteur de la Santé Publique

Page 8-Noir désir et Noirs desseins

Page 9-Week end ordinaire d'une maman qui va visiter son fils au parloir d'une prison

Page 9-Dans les champs dévastés de la fraternité + (vidéo)

.Page 9-Que cesse la torture !

Page 9-Lettre a Madame Gensac

Page 9-Enfance dépecée

Page 9-La grande évasion (Suite d'enfance dépecée)

Page 9-Culpabilité dévorante.

Page 9Impure et manque.

Page 10Echec et mate.

Page 10De fille en aiguille.

Page 10-SLAM: Ligne blanche discontinue.

Page 10-SLAM : « Biologique métissage.

Page 10-Mort ou vif.

Page 11-Poème à mes garçons.

Page 11-SLAM : Psycho TV

Page 11-Prison traître et Prison break.

Page 11-Petit Slam dédié à tous les enfants victimes de la folie des adultes.

Page 11-Mineurs de fond.

Page 12-Mise a mort ? La queue ou les oreilles ??

Page 12-Des goods news !!!

Page 12-Vidéo « Urban Chronique »

Page 12-Photo d'Alijah

Page 12-Divin enfant

Page 13-A PASCAL PAYET~ Contes des mille et unes nuits...En enfer

Page 13-Lettre a Madame Rachida Dati Gardes des sceaux

Page 13-Compte rendu du procès Mars 2007 ( 1ere partie)

Page 13-SLAM: Fausse couche mondiale par Catherine

Page 13-Compte rendu du procès Mars 2007 (2eme partie)

Page 13-SLAM: Psycho express par Catherine.

Page 13-Compte rendu du procès Mars 2007 (3eme partie)

Page 13-SLAM: Les héros sont tous morts par Catherine.

Page 13-Compte rendu du procès Mars 2007 (4eme partie)

Page 14-SLAM: FLUCTUA NEC MERGITUS par Catherine

Page 14-Compte rendu du procès Mars 2007 (5eme partie)

Page 14-Questions de Laurent Jacqua a Catherine la mère de Cyril et Christophe Khider.

Page 14-Cachots de la république.

Page 14-Pressions sur une jurée de la cour d'assisses.

Page 14-Droit de vote bafoué.

Page 15-Fraternité à perpete.

Page 15-Dieu existe pour les gens comme moi.

Page 15-Warriors, familles de Warriors, ami(e)s de l'Envolée.

Page 15-Résister c'est déjà ne plus être une victime.

Page 15-Isolement : Oubliettes de la république ?
L'ACAT interpelle le garde des Sceaux sur le cas du détenu Cyril Khider.

Page 16-Safari carcéral

Page 16-(2006) Le groupe Mialet demande la fin à la mesure d'isolement de C.Khider.

Page 16-(2006) L'ACAT lance un appel contre l'isolement de Cyril Khider

Page 16-(2006) Demande d'intervention à la Dass Paris auprès de la M.A de la Santé

Page 16-(2006) Au secours pour Cyril

Page 17-Justice Prison et Fiction Réalité

Page 17-(2005) Appel urgent pour Cyril Khider

Page 17-48 heures d'une mère

Page 17-Interview arté : Jour de parloir.

Page 17-La grappe

Page 18-Témoignage de Jean-Marc Rouillant

Page 18-Lettre de Christophe a sa mère, Février 2006

Page 18-Lettre de Catherine au Juge d'instruction, 13 Mai 2005

Page 18-Fraternité a perpete.

Page 18-Dépôt de plainte de Cyril Khider contre l'administration pénitentiaire.

Page 19-Témoignage de Catherine Charles, mère de Cyril et Christophe Khider




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# Posté le vendredi 01 août 2008 06:49

Conditionnelle et rétention de surêté.

J'étais invitée à un colloque à Sciences Po. C'était la première fois que je mettais mes pieds dans le grand bâtiment de la rue Saint Guillaume. Quand j'y pénétrais j'y imaginais d'entrée de jeu les hommes et femmes politiques qui avaient fait leur classe ici ainsi que quelques journalistes bien connus.
Je me retrouvais dans l'ascenseur pour rejoindre la salle Leroy Baulieu où devait avoir lieu le débat sur la rétention de sûreté. Delphine mon avocate fit les présentations dans l'espace exigu qui nous faisait grimper jusqu'au troisième étage.
« Monsieur Blanc président de cour d'assises, monsieur Liger avocat des droits de l'homme Madame Catherine Charles une de mes clientes, Delphine Boesel avocate ».
C'était la première fois que je me retrouvais dans une telle proximité avec un président de cour d'assises que j'avais déjà croisé à l'occasion d'un procès fleuve l'année précédente dans lequel il menait les débats. J'avais l'habitude des procès d'assise pour y avoir assisté à l'époque où j'animais avec mes amis l'Envolée, une radio associative contre l'enferment. Sans le trouver bienveillant, je ne l'avais pas trouvé mauvais contrairement à beaucoup d'autres présidents de cour d'assises.
Puis, nous arrivâmes à la salle en question où nous trouvâmes une place près une des larges fenêtres donnant sur une très grande terrasse. C'était un très bel espace.
Monsieur Blanc et les premiers intervenants s'installèrent sur l'estrade et ce dernier expliqua le pourquoi de ce débat autour de la peine de rétention de sûreté. Il présenta la totalité des intervenants puis donna à chacun d'entre eux, vingt minutes de temps de parole pour présenter ses arguments.
Il y avait là, des experts psychiatres auprès des tribunaux, un professeur de droit qui enseignait à l'Enap l'école des surveillants de prison entre autres, une juge d'application des peines, des membres du Genepi, co- organisateur du colloque, un avocat conférencier et l'avocat des droits de l'homme que j'avais rencontré dans l'ascenseur et plusieurs autres avocats dans la salle et des étudiants en droit.

Chacun son tour, prit la parole pour débattre et argumenter du séisme juridique que présentait la loi sur la rétention de sûreté.
Chacun avança ses arguments et j'écoutais avec attention tout en essayant de prendre des notes avec lesquelles j'avais le plus grand mal. Je ne savais pas synthétiser sur le papier ce qui se disait sur l'estrade, je n'avais pas passé assez de temps sur les bancs de la fac. Je n'y étais d'ailleurs jamais allée et j'avais quitté l'école en cinquième, mais au delà des notes avec lesquelles j'avais un peu de mal, je m'en sortais plutôt bien.

La peine de rétention de sûreté s'appliquait aux condamnations supérieures à 15 ans de prison pour des infractions bien précises. Meurtre, assassinat, viol, séquestration, torture ou acte de barbarie si j'avais bien tout compris.
L'alibi de la peine fluctuait d'année en année même si ça et là quelques bonnes âmes tentaient de résister. La dangerosité avait balayé la culpabilité, on n'enfermait plus simplement les hommes pour ce qu'ils avaient fait, mais pour ce qu'ils étaient supposé faire. Le vieil adage selon lequel l'intention faisait le larron revenait à la mode. Cela ouvrait une porte supplémentaire à de nombreuses dérives et à de non moins nombreux excès.
C'était dans cette perspective probabiliste où l'intention primait sur le fait, que des experts en pifométrie argumentaient et validaient à tour de bras, l'arbitraire des nouvelles règles sécuritaires.
Ils évaluaient la dangerosité au mètre victimaire, et étaient soutenus en cela par toutes les associations de victimes, prestataires de service de la sécurité pour condamner à vie, les dissidences faites à la norme, en occultant de leurs rapports la mécanique sociale.
Les malades mentaux eux, n'étaient que les bouc émissaires de la sur pénalisation du système, tandis qu'à l'assemblée nationale les législateurs planchaient pour dénicher un statut juridique à la rétention de sûreté.
C'était la peine après la peine comme au temps de la relégation et, plus nous avancions sur la route du progrès, plus nous faisions marche arrière sur celle de la démocratie et des droits humains fondamentaux.
Une société qui admettait des décisions juridiques tricotées d'arbitraire faisait preuve d'une incroyable régression dans la valeur qu'elle accordait à la liberté. Quant à la réinsertion, avec cette rupture démocratique, elle était définitivement enterrée.

Ainsi l'hydre carcéralo judiciaire pouvait continuer d'avaler les hommes et des familles entières planquée derrière le paravent du droit, tandis que nous imaginions englués dans nos concepts roses et sucrés, que ce dernier pouvait nous protéger de toute dérive démocratique.

Ce que je retenais en écoutant les psychiatres experts c'était qu'une expertise d'après leurs dires et d'après moi aussi, n'était que le simple cliché, l'instantané d'un moment donné, une photographie et rien d'autre. En aucun cas, elle ne pouvait être définitive. C'est pourquoi dans le cadre de la rétention de sûreté, chaque année l'un d'entre eux devrait statuer sur la dangerosité des hommes dont elle aurait la charge et là, comme l'avait souligné l'un des psychiatres intervenant ; « quel est l'expert qui prendrait la responsabilité de relâcher un homme détenu en endossant le risque d'une possible récidive ? Aucun ! Au contraire, cela créera une forme de surenchère ». Tout était dit dans cette simple phrase qui me glaça les os.
Très peu prendrait cette responsabilité et surtout pas les diplômés « Es pifométrie » inféodés au système.
Il était clair avec la rétention de sûreté, sauf exception, qu'avec ce type d'expert aucun prisonnier ne sortirait de prison vivant.
Cela me ramena évidemment à l'expertise que Cyril venait de subir quelques jours plus tôt dans le cadre de sa libération conditionnelle. Elle avait été demandée pour l'occasion mais elle n'était en fait qu'une excroissance invisible des mesures mises en place avant l'heure, dans le cadre de la rétention de sûreté, alors que lui avait été condamné à 10 ans.

Je n'avais plus aucune illusion sur la volonté de l'Ap à vouloir réinsérer les hommes dont elle avait la charge mais, néanmoins, je ne pouvais m'empêcher d'espérer. J'attendais comme une femme de marin attendait les bateaux dans un port, la libération conditionnelle de Cyril mon fils qui en était à sa 7ème année de prison sur les 10 auxquels l'avait condamné la cour d'assises de Créteil en 2007 après 6 ans de détention préventive.

Ca faisait quatre jours complets que je ne dormais pas, dont deux passés à saigner du nez sous les effets du stress.

Les heures détricotaient mes nerfs qui s'effrangeait sous l'usure de l'attente. Le stress, la densité de l'espoir, la chronicité de mon optimisme m'interdisaient toute autre pensée.
J'étais là, idiote et désarticulée à côté de mon téléphone qui, je le savais, ne sonnerait pas avant la fin de matinée. Il était 7h30 en ce 8 juillet 08 qui démarrait gris comme un jour de prison.
Je l'imaginais du côté de sa solitude entrain d'attendre aussi. Je le dessinais dans ses pensées, dans une posture puis dans une autre quelques instants après, je l'effaçais et le redessinais à nouveau encore et toujours. Debout, assis, au sport, entrain de parler, faisant les cent pas, fébrile et contracté par l'impatience de la réponse.
Il avait beau me répéter depuis des jours : « maman je ne me fais aucune d'illusion quant à la réponse de la juge d'application des peines et je voudrais que tu en fasse autant. Ca ne sert à rien d'espérer à part te faire du mal ». Je savais qu'il attendait comme moi la réponse. Sa femme, sa fille et toute notre famille était tendue et crispée dans l'attente. En prison on attendait toujours et tout le temps, peu importait de quel côté du mur on se trouvât.
Sept ans de prison sur les dix auxquels ils avait été condamné dont cinq à l'isolement total avaient laissé des traces indélébiles chez nous les proches, même si elles ne se voyaient pas de prime abord. Elles étaient là, tapies sournoises et trompeuses guettant l'occasion de se manifester. Quant à lui, il allait lui falloir bosser encore et toujours pour évacuer la haine, la violence et la rage durant des années contenues. Il allait lui falloir les transcender, les transformer en carburant de vie, en énergie renouvelable.
Je savais qu'il en était capable. Il s'était battu toutes ces dernières années pour conquérir des bouts de droit, des miettes de liberté et au delà de tout : sa dignité.

Les débuts avaient été rudes, il refusait le combat sur le terrain pénal, c'était un réactif comme moi et au départ il se laissait noyer par l'émotion. Dans des moments trop durs, trop denses, trop forts elle le submergeait jusqu'à le pousser aux limites de l'ultime frontière, celle du passage à l'acte violent et irréversible qui l'aurait conduit tout au bout de la nuit carcérale. Mais l'instinct de survie, l'amour des siens étaient si forts et si ancrés en lui, qu'il ne l'avait jamais franchie. Pourtant, un jour une douzaine de matons cagoulés lui avaient sauté dessus pour le fouiller. Ils l'avaient frappé, maintenu au sol sous le nombre, lui avaient écarté les fesses, et alors qu'il se défendait il lui avait cassé les côtes et un orteil. Tout ça l'avait traumatisé. Pas au sens où il était devenu un légume dont l'état végétatif l'aurait empêché de grandir non. Mais pas non plus, une entité vengeresse dont réactivité immédiate n'aurait eu d'autre effet que la stérilité de son action.

Même si je n'y croyais pas plus que lui, je l'avais entraîné sur le sentier du droit, parce que c' était le seul moyen de laisser trace de toutes ces exactions.

Que de chemin il avait parcouru depuis 2001 début de son incarcération. Il avait accompli un titanesque travail sur lui, dont les experts avaient parlé à son procès d'assises l'année dernière. L'une d'entre eux avait même précisé que durant ses études de psycho on lui avait appris que le travail sur soi ne se faisait jamais avec la mère, mais que force était de constater que dans le cas présent, il ne s'était fait qu'avec moi. Dans tous les cas, sa rédemption et sa réinsertion il ne les devait pas à l'administration pénitentiaire loin s'en faut, mais à nous sa famille qui ne l'avions pas lâché d'un iota durant ces sept années d'enfermement .

Nous avions construit un pont-levis entre la mort et la vie, le dehors et le dedans, entre liberté et quartier d'isolement au sein de cet univers féodal et déshumanisant.

Personne n'y prenait garde, personne ne me soutenait vraiment, sauf mon avocate bien sur, avec laquelle nous réfléchissions à une possible contre attaque contre cette injustice qui renfermait dans sa pratique toute la mécanique insidieuse et perverse du système et son implacable logique totalitaire.
Plus j'y pensais et plus se dessinait clairement les contours de la monstruosité pénale et juridique.
Alors que nous venions d'apprendre que l'administration pénitentiaire et la juge d'application des peines avaient accepté de libérer Cyril et que nous fêtions l'événement, un autre coup de fil de mon avocate, m'apprit que le parquet de Beauvais faisait appel de la décision. Merci monsieur Archambauld expert psycho en intention et probabilités que mon fils a rencontré.

C'était une preuve de plus de l'acharnement que subissait Cyril et qui l'avait conduit devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme, ce qu'on lui faisait payer très cher.

Archambauld l'expert avait été horrible, il voulait que Cyril lui dise qu'il détestait son frère et qu'il trouvait que c'était bien fait pour lui si il restait en prison. Cyril avait eu beau argumenter sur le fait qu'il aimait son frère mais que ses priorités avaient changé, qu'il avait Sara sa fille de cinq ans à construire, une femme une famille et un travail intéressant. Mais, le psycho de pacotille n'avait rien voulu savoir il avait mené son affaire tambour battant en 45 minutes chrono. La vie d'une famille entière dépendait de l'expertise instantanée d'un charlatan qui décidait en moins d'une heure de son sort.

Lors du colloque à sciences po, un des experts intervenant, psychiatre auprès des tribunaux avait expliqué à mon avocate, qu'Archambault le psycho était connu de beaucoup, il était le type même de ceux qu'il dénonçait dans le cadre de la rétention de sûreté : un incompétent connu pour valider l'enfermement.
Alors que d'autres experts lors de son procès l'année dernière, avaient unanimement déclaré Cyril réinsérable, mature et près pour la liberté et qu'un d'entre eux s'engageait à le suivre dés sa sortie à l'extérieur, cet escroc est pifomètre, mauvais plombier de l'âme venait une fois de plus de tout gâcher.
Ma belle fille, ma petite fille et moi étions anéanties par la nouvelle et fatiguées par les incessants revirements et autres douches écossaises que nous infligeait la pénitentiaire et le parquet. La peine que Cyril subissait était une peine collective que nous purgions en famille comme beaucoup d'autres.
Ca paraissait incroyable, mais de l'expertise intentionnaliste dans le cadre de la rétention de sûreté, à l'expertise pour une libération conditionnelle sur une peine inférieure à 15 ans la pratique était la même et le résultat à l'identique.
Cyril ne sortait pas et ça, je ne l'acceptais pas, au regard de tout ce qu'il avait vécu et qui avait vu condamner l'administration pénitentiaire pour les cinq années isolement intensif et abusif qu'il avait subi .
J'étais décidé de continuer à me battre c'était aussi simple que cela et demain, j'allais à la préfecture déclarer l'association que j'avais décidé de monter, pour tous les proches et familles de personnes détenues. Cette fois, j'attendais un vrai soutien.
A suivre....

Catherine
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# Posté le vendredi 01 août 2008 06:45

La faim justifie les moyens...

Le 05 mai 2008

Maîtres du monde qui affament le tiers monde

Pays immondes où les richesses abondent

Et qui déposent dans un maillage serré

Les bases d'un crime contre l'humanité

Un gosse mourrait toutes les cinq secondes

Mais avec la faim on peut ôter trois secondes

Quand des champs de riz sont gardés par l'armée

Il faudrait peut être, commencer à s'alarmer

Insecticide, Africain, Haïtien

Manger des insectes, pour pas crever de faim

Et la mer qui ronge, dans une vive érosion

La vie de gens qui vivaient du poisson

Vendent leur droit de pêche, à des bateaux usines

Et là se demander, à qui profite le crime.

Union européenne et dumping agricole

Etre sur de garder pouvoir et monopole

Famine organisée, émigration forcée

criminalisée, pour des peuples affamés

Réfugiés d'la faim et frêles embarcations

Qui nous tendent la main, dans laquelle nous crachons

Qui s'adressent au monde, mais toujours en voix off

Pas beaucoup d'écho en Hindi ou Wollof

Des milliers de corps qui s'échouent sur nos plages

Clôtures électrifiées entourant des enclaves

Et derrière des hommes, qui s'font tirer dessus

Quand certains d'entre eux, veulent passer par dessus

Des camps construits, à de nombreuses frontières

Et qui chaque jour, refoulent la misère

Envoient des hommes, au beau milieu des dunes

Sans pain et sans eau, vers une nouvelle infortune

l'Algérie a dit qu'elle ne veut pas le faire

Qu'elle se refusait à enfermer ses frères

Mais les autres pays, refusent d'agir ainsi

Bien trop inféodés, au dieu économie

Un sommet mondial en 96

Qui garantissait la fin de l'ascèse

l'accès économique à toute la nourriture

Que tous les rapaces ont jeté aux ordures

Ces spéculateurs à une date future

Achètent le riz pour gonfler la facture

Le revendent ensuite, évidemment plus cher

En maintenant ainsi la crise alimentaire

Pas intéressant, de dealer aux plus pauvres

Céréales et farine qu'ils peuvent revendre à d'autres

Ceux qui paient cash, avec du bel argent

L'essence de leur 4 + 4, ou l'agro carburant

Restons vigilants y'a le diable qui veille

Le Monsanto faut qu'on le surveille

Il va ressortir ses cultures transgéniques

Pour en arroser les pays anémiques

Nous faire avaler que c'est la solution

Et le seul moyen de nourrir des nations

Nous dire que c'est bien, qu'il n'y pas de risque

En particulier, pour les pays tiers mondistes.

Alors que la faim, c'est pas qu'la production

Mais l'approvisionnement et la distribution

Qui peuvent être liés aux raisons climatiques

Plus objectivement, aux enjeux politiques.

Nous les pays riches aurions toujours du riz

Si nous effacions, la dette de ces pays

Et puis à la bourse, y' aurait même pas de crack

A peine le montant, d'trois jours de guerre en Irak.

Si les portes d'Europe voulaient s'ouvrir enfin

Sur plus de justice, de moyens pour la faim...

Catherine
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# Posté le mardi 06 mai 2008 07:47

Aliénation et Traçabilité

La Réal TV, la déliquescence

Nouvelles habitudes, vidéo surveillance

Grilles de programmes, contenus affligeants

Facultés cognitives en plein délabrement

Et tous enchaînés à la télécommande

A nos taux de crédit, à la peur de l'amende

Pour pouvoir garder notre petit confort

Nous fermons les yeux, dans un seul même effort

Pour ne pas penser on se colle à l'écran

Au sensationnel, son pouvoir aliénant

Qui entretient les peurs, angoisses et anxiété

A coups de terrorisme, de faim, de pauvreté

Et puis des ondes électro magnétiques

Des additifs , des transfuges génétiques

Qui démolissent notre propre immunité

Pour nous faire jouer de la flûte en santé

Des fibres optiques et des ondes hertziennes

Câbles analogiques qui épient et nous tiennent

Des milliards de mots en quelques secondes

Traités pour infos partout dans le monde

Pour éliminer ceux qui entravent le système

Son hégémonie, qui refusent ses rennes

Qui voudraient voir l'homme, triompher partout

Les démocraties laver leurs dessous

RFID codes barres, miniaturisation

La liberté se barre, expérimentation

Bouquets d'iris que l'on cueille dans nos yeux

Et puis nos empreintes, nos écrits, nos cheveux

Codes génétiques, prélèvements, Adn

Pas de plaisir si y'a pas les bons gènes

Cartes de crédit, passeport et Visas

Puces qui nous pistent pour savoir où l'on va

Argent électronique, concept sécuritaire

La biométrique, les états totalitaires

Pour qu'on accepte on se sert des enfants

Des abus sexuels, des pervers, des déviants

De médias en boucle relaient l'information

Banalisant les puces, le traçage des pulsions

Tandis que nous bêlons avec le reste du troupeau

Nous oublions qu'un jour, elles seront sur nos peaux

Pour s'y préparer, on se fait des piercings

Mais aussi des tatouages, bienvenue à Sing Sing

Le nom du projet Echelon, grande oreille,

Comme l'avait écrit un certain Orwell

Standard planétaire qui chaque jour se renforce

Qu'on impose aux états si besoin par la force

En lâchers de bombes à fragmentation

Pour revendre ensuite la reconstruction

Pouvoirs financiers nouveaux décideurs

Qui veulent le pétrole et l'argent du beurre

Dont les vrais enjeux dépassent ceux des nations

Et que nous appelons mondialisation

Mais cette étrange élite, cet ange déchu

Qu'on a pas choisi que l'on a pas élu

Qui veut le pouvoir sur l'homme et son esprit

En broyant le monde sous le poids des lobbys

Cet ogre mondial que tous nous engraissons

A la faim insatiable, nous bouffe jusqu'au trognon

Esclaves du confort, de biens matériels

Nous dormons encore quand l'histoire se réveille

Puces et biométrie ont le même postulat

Qu'une certaine étoile qu'on tatouait sur les bras...

Catherine
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# Posté le dimanche 04 mai 2008 14:08
Modifié le lundi 05 mai 2008 09:55

Doit on laisser faire?

Doit on laisser faire?
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Le monde s'unit contre le terrorisme
Presque 3000 morts dans les tours explosées
Mais pas d'unité contre l'extrême famine
Presque 900 millions de morts annoncées
Pendant que nous courrons après Al quaïda
40 millions seront touchés par l'sida
Ou qu'on se bat d'Irak en Tchétchénie
Y'a 600 millions de personnes sans abri
Des enfants qui bossent en échoppe, en usine
Ou sur des trottoirs qui mendient ou tapinent
Ou bien encore enrôlés dans des guerres
Ou leur ennemi a pour nom la misère
Lorsque des femmes se font tirer dessus
Ou que des hommes se font hacher menu
Qu'un coin de terre ou même une religion
Servent d'alibis pour asservir des nations
Pour s'accaparer leurs cultures leurs richesses
Ne leur épargnant aucune bassesse
Par d'argument pour me faire accepter
Que toutes ces horreurs sont le prix à payer
Injections létales, tortures avalisées
Le mur se rapproche à la vitesse grand V
Car l'axe du bien n'est pas là ou l'on croit
Y'a qu'les Usa s'habillent en Prada
Qui distribuent aux médias leurs diamants
Avant d'jeter quelques miettes aux mendiants
On accuse l'autre de nos propres séquelles
Mais la fraternité elle est où dans c'bordel ?

Catherine

La seule armée qui serait acceptable serait une armée de Baby sitter pour aider les plus fragiles dans les situations délicates, comme le montre cette incroyable photo.

Doit on laisser faire?
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# Posté le mardi 22 avril 2008 08:18
Modifié le mardi 22 avril 2008 08:38